Sherlock Holmes fait son cinéma

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09 Feb 2010

 Environ 4 minutes de lecture

Tout jeune, j’ai découvert Sherlock Holmes.

Dans un premier temps grâce aux livres et dans un deuxième temps grâce à la série du même nom (et également dans le dessin animé :p). Tout cela, je le dois à ma maman grande fan de héros policiers et dévoreuse de livre (tout comme mon père). A signaler que je suis également contaminé au héros Hercule Poirot. 😉

C’est donc avec un bon bagage que je suis allé voir le film, essayant tout de même de mettre de côté la série qui a marqué son époque et marqué l’esprit de pas mal de monde pour la fabuleuse interprétation de Jeremy Brett dans le rôle de Sherlock Holmes, un héros froid, respirant la classe anglaise et au cerveau méthodique et efficace.

Pourquoi je précise tout cela ?

Tout simplement parce qu’avec la version américaine de ce héros, on est presque dans l’opposé.

Le magnifique Robert Downey Jr (n’ayons pas peur des mots, ce mec est tout simplement transpirant de classe, de sexe, de tout ce que vous voulez…) interprète un héros plus humain (et bizarrement également plus héroïque). L’intelligence est toujours là mais les faiblesses humaines de Sherlock (Yep, c’est mon pote) sont grandement mises en évidence.

Aucune énigme ne résiste longtemps à Sherlock Holmes… Flanqué de son fidèle ami le Docteur John Watson, l’intrépide et légendaire détective traque sans relâche les criminels de tous poils. Ses armes : un sens aigu de l’observation et de la déduction, une érudition et une curiosité tous azimuts; accessoirement, une droite redoutable…

Mais une menace sans précédent plane aujourd’hui sur Londres – et c’est exactement le genre de challenge dont notre homme a besoin pour ne pas sombrer dans l’ennui et la mélancolie.

Après qu’une série de meurtres rituels a ensanglanté Londres, Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l’approche de son éxécution, ce sinistre adepte de la magie noire annonce qu’il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances.

La panique s’empare de la ville après l’apparente résurrection de Blackwood. Scotland Yard donne sa langue au chat, et Sherlock Holmes se lance aussitôt avec fougue dans la plus étrange et la plus périlleuse de ses enquêtes…

Allocine.com

Premières impressions : impossible de nier que c’est une version américaine. Les effets spéciaux sont là, de bonnes scènes d’action, et un plus ou moins bon scénario également. Et c’est là que ça peut choquer.

On est très loin de la version série anglaise, on a limite une impression de super héros et j’avoue avoir apprécié.

Jude Law et Robert Downey Jr interprètent des personnages qui aiment se battre contre les méchants, ils sont doués à la baston et ils aiment le montrer. Les scènes de combat de Robert Downey Jr sont extrêmement efficaces (je le vois très bien tourner dans un film d’action basé sur des scènes de combat), le garçon est bien bâti et la façon particulière de les filmer est séduisante.

Les touches d’humour parsemées le long du film sont bien dosées (peut être un peu plus aurait été mieux mais ce n’est que mon avis, je suis un rigolo qui aime rire !) et les clins d’oeil au monde moderne renforcent cet humour.

Avec Elodie, nous avons, à la sortie du film, eu la même remarque en tête : cette version ressemble fortement à The Mentalist avec des scènes d’actions. Et c’est à ce moment que nous avons raisonné à l’envers : et si The Mentalist ne s’inspirait-il pas tout simplement du héros Sherlock Holmes des livres mais en le modernisant ?

Nous avons donc abordé un débat philosophique en estimant que nous allions voir apparaître très certainement un peu plus ce genre de héros, à un moment où le vampire dragueur d’humaines passera de mode.

Car oui, autre remarque de notre couple : le vampire est à la mode, tout comme l’équipe scientifique d’investigation l’était (c’est encore à la mode mais pour combien de temps…) il y a quelques années.

Et si tout cela était cyclique ?

Et oui, on rentre encore dans un débat sur la mode qui pourrait durer une éternité…

Mais je vais arrêter là les pensées profondes parce que je ne sais pas spécialement le faire et que je préfère utiliser mon temps de réflexion sur des parodies pornos… :p

Bilan du film : bon film.

Certains auront sûrement à redire en ce qui concerne le scénario (comme pour tous les films américains de ce genre) mais la technique est là pour aider (comme d’habitude), les acteurs principaux sont bons et beaux, et c’est globalement un bon divertissement.

Vous avez donc l’autorisation exceptionnelle de Tonton Hamtaro pour aller voir ce film. 😀

Tcho, Hamtaro.


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